projets – harpe solo

Richesse de la musique ancienne, vitalité de la musique contemporaine, beauté du répertoire français : Constance Luzzati sert avec bonheur tous les répertoires. Toujours à la recherche de nouvelles trouvailles, de nouvelles découvertes et jubilations musicales, elle ne se départ pour autant jamais de son exigence à l’égard de la qualité des œuvres offertes au public.

musique ancienne

Les XVIIe et XVIIIe siècles ont fait grand usage de la harpe baroque à double ou triple rangées de cordes dans le cadre du continuo. Mais, trop peu sonore pour être un instrument soliste, elle était surtout dévolue au continuo. Par ailleurs, les « grands » compositeurs de l’ère baroque étaient souvent formés avant tout par l’église et, entre autres, pour l’orgue. C’est tout naturellement que, lorsqu’ils écrivaient de la musique profane, ils se tournaient vers un autre clavier : le clavecin. Il était usuel de faire passer les œuvres d’un instrument à un autre, clavecin et harpe sont tous deux à cordes pincées donc… en avant le rapt de répertoire : c’est une merveilleuse caverne aux trésors qui s’ouvre ainsi à la harpe.

Et tant qu’à faire voyager le répertoire, assumons la démarche jusqu’au bout : la harpe moderne est un instrument à la puissance soliste, pas la harpe baroque. Alors, vive la transcription et l’adaptation décomplexées ! Espérons que les puristes de la musique ancienne pardonneront l’affront…

Ces transcriptions font l’objet d’une thèse de doctorat, qui a pour but de les partager avec les harpistes et de développer le répertoire de l’instrument. Cet objectif des plus sérieux n’est que la conséquence d’une passion, d’un goût de la découverte, et de la richesse qu’apporte de le timbre de la harpe à ces musiques.

harpe moderne et contemporaine

À la suite des compositeurs français des années 1900, ce sont de nombreux auteurs qui ont renouvellé le répertoire de l’instrument. Ils ont su, tout en conservant leur langage propre, s’adapter à ses spécificités, et surtout lui ouvrir de nouveaux horizons. Les immenses possibilités de timbres variés et de sonorités sont enfin exploitées, toutes les passions peuvent être exprimées, de la douce poésie à la violence la plus crue. En tous les cas, point ici d’instrument de salon !

mille ans de musique française

La France a été une terre d’élection pour les instruments à cordes pincées, et ce depuis le XIIe siècle, où la harpe était l’un des instruments favoris des célèbres troubadours. Elle fut détrônée par le luth à l’époque de François Ier, qui s’était attaché les services du virtuose Albert de Rippe, lui même supplanté par le clavecin durant la jeunesse de Louis XIV… pour revenir en majesté à la fin du XIXe siècle. De Bernard de Ventadour à Edith Lejet, cet itinéraire musical parcourt mille ans de musique !

danse !